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 wendy - kindappée

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Pilar Alonso
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Pilar Alonso

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MessageSujet: wendy - kindappée   wendy - kindappée EmptyLun 28 Nov - 21:23

un flou, intense. des années effacées. cinq ans d'absence, comme si elle était née dans cette baraque. la notion de parent lui est inconnu. elle, elle ne connait que karl. cette homme, sa barbe d'un mois et son tempérament grincheux. karl, c'est pas son père. c'est son compagnon de vie, celui qui apporte de quoi remplir le frigo quand il est vide, qui la dépose à quelques rues de l'école et qui l'aide à faire ses devoirs quand il a le temps. il parle pas beaucoup, puis il est souvent absent. wendy, elle sait pas vraiment ce qu'il fait karl, mais elle s'en fiche. il lui offrait un toit et parfois un peu de tendresse et ça lui suffisait à la gamine. souvent, elle s'évadait dans la grange, celle qui autrefois servait aux chevaux. l'odeur du fion, la paille dans ses cheveux. elle rêvassait, constamment. je suis désolé qu'il lui a dit, les mains menottées. wendy, elle a pas vraiment compris ce qu'on lui reprochait à karl et quand il est finalement revenu, elle a pas non plus compris pourquoi ils ont fait que partir, et partir, encore et encore, parcourant la france, ne s'attardant jamais. et elle a grandi. elle a toujours nié ce qu'était l'évidence. jusqu'à ses dix-huit ans. elle a embarqué dans son mini van restauré, sac à dos sur le siège passager. et elle est partie. à biarritz. fuyant le démon, le sang qui coulait quelque part sous ses pieds.
désormais elle vit, wendy. de peu, d'un rien. elle a commencé par se payer des chambres d'hôtel bas de gamme avant de rapidement devenir à cours. du coup elle bosse, comme elle peut. parce qu'elle a beau être intelligente la gamine, elle a pas de diplôme. tantôt serveuse, tantôt barmaid, elle loue une boîte postale pour simple adresse. parce que c'est dans son van miteux qu'elle crèche. c'est pas le confort, c'est pas facile tous les jours, mais elle y est habitué à son taudis.

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J'attends sous les néons le néant ou l'étincelle. qui remarque les fissures sur ces vitres perdues ? casse moi ou casse toi -- grand blanc, tendresse  



Dernière édition par Razvan Iaeck le Sam 3 Nov - 12:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: wendy - kindappée   wendy - kindappée EmptyDim 20 Aoû - 1:04



[ vega byrds ]

elle t'emmène de l'autre côté d'la terre
juste quand elle ouvre les paupières

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CAILIN RUSSO | AIGLE
âge/lieu de naissance : à l'aurore de la majorité et elle porte pourtant la maturité des responsabilités. elle a les années qui tracent les esquisses des affres sur ses traits plus tant juvéniles. vingt-et-unième année célébrée à l'arrière d'une caisse bien loin de cette bourgade américaine où elle est née - un nom à rallonge trop vite oublié. elle n'en demande pas grand chose tant qu'elle est entouréeorigines : un flou total sur les origines d'une conception, vega n'a jamais posé de questions. elle s'intéresse mais sait qu'il lui serait inutile d'insister. son existence est un mystère qu'elle s'évertue à perpétuer avec l'ardeur des utopistes. elle se figure mille histoires, en énonce la moitié aux plus curieux, mais reste cette gamine d'ici ou d'ailleurs, l'arbre nu dépourvu de branchages. signe astrologique : elle pousse comme le cancer qui broie les entrailles d'une femme frêle, fragilisée par une grossesse éreintante. et elle a tout de ce signe alors qu'elle juge l'astrologie en cartésienne - loyale, attentionnée, compatissante, rêveuse, elle en a même attrapé les insécurités lunatiques des natifs du crabe. gouvernée par la lune elle s'en demande si son affection des astres n'est pas l'oeuvre d'une ironie natale. emploi : son intellect a été brimé par une éducation en dents de scie. elle était studieuse vega, curieuse de savoir et d'apprendre - mais la vie en a décidé autrement. pas d'étude pour les exilés, elle s'est rabaissée à subtiliser, dérober à l'envolée dans un instinct de survie développé au fil des années. elle a essuyé mille refus aux explications plus absurdes les unes que les autres - son âge, sa situation, son manque d'expérience. elle blâme la société de ne pas lui donner sa chance alors qu'elle s'acharne, vee, de tout son être à leur prodiguer ce qu'il a de mieux. pour elle, pour lui, pour eux. situation amoureuse : elle ne connaît de l'amour que les écrits romantiques qui ont bercé les songes animés d'une gamine rêveuse. elle ne connaît que les tumultes composés de ces couples pour qui tout se termine bien. elle se demande alors parfois si c'est de l'amour qu'elle ressent quand son plexus la transperce, quand ses tripes se tordent à l'en faire mordre les draps. parce qu'elle n'y voit qu'une passion dévorante qui la déchire. et elle sait qu'il ne lui appartient pas, dans sa liberté précieuse de n'être à personne. et pourtant ... pourtant vega ne peut se soumettre à autre chose que son bien être, totalement dévouée à une cause que tous savent perdue. et alors qu'elle proteste contre son addiction, elle doit se rendre à l'évidence - hero est devenu sa propre héroïnefamille la science veut qu'elle soit le fruit d'un homme et d'une femme, seulement vega n'a jamais eu que karl. karl qui n'est pas à proprement parlé son père mais qui, d'une certaine manière, a fait office de figure paternelle aussi bancale, silencieuse, lunatique, qu'elle soit. karl n'est pas un homme bon, il a le myocarde masqué par les démons, les phalanges tâchés du sang des femmes qui passent et disparaissent. mais elle n'a jamais été prisonnière et elle l'a aimé, d'une manière singulière, cet homme qui malgré les ténèbres lui a offert une vie. jusqu'à ce que s'en soit trop. jusqu'à ce que le voile se lève et qu'elle disparaisse à son tour. caractère affectueuse, angoissée, apaisante, appliquée, attentive, attentionnée, autonome, bienveillante, blessante, bornée, (généralement) calme, cassante, chaleureuse, compliquée, consciencieuse, cultivée, curieuse, débrouillarde, dévouée, éblouissante, égayante, émotive, empathique, énigmatique, indomptable, indulgente, intuitive, loyale, lunatique, naïve, naturelle, objective, observatrice, optimiste (dans la mesure du possible), ordonnée, persévérante, pétillante, protectrice, prudente, réfléchie, revêche, rêveuse, rusée, sensible, spontanée, subtile, susceptible, tempétueuse, utopiste.
my  animal kingdom
□ L'animal qui te représente : le colibri - animal totem indicateur d'une forte sensibilité, elle ressent toutes les nuances de ses émotions ce qui la conduit à une forte instabilité émotionnelle. et elle est comme cet oiseau-mouche, indépendante, surprenante dans ses exploits malgré sa carcasse frêle, capable de soulever des montagnes tout en allégeant la négativité, sur l'instant comme dans la durée. □ Proie ou prédateur : elle est prédateur quand elle joue les voleuses endurcies. rusée, légère, elle observe et attaque, chipe tant qu'elle peut ne laissant derrière elle que le parfum de la survie. mais elle est surtout proie de ses propres émotions, de cette existence qu'elle n'a pas tant choisie, et sa proie à lui sans qu'il n'y prenne garde dans sa dévotion toute entière qu'elle promet éternelle. □ Tes désirs : elle désirait la chaleur d'un foyer, la rigueur d'une éducation. puis elle rêvait d'évasions, de liberté, d'expériences. désormais elle ne souhaite plus que d'être délivrée de ses tourments, mais n'espère plus par habitude de la déception. □ Tics et manies : elle se ronge les ongles, tortille ses cheveux autour de ses phalanges, secoue frénétiquement ses jambes - tous ses tics reflétant une nervosité certaine. mais vega, c'est aussi cette manie de se donner des défis ridicules, de se dire que si elle parvient à l'arrêt de bus avant qu'il ne démarre tout se passera bien.


bird set free
[ june ] - ses traits transpirent la terreur d'un avenir incertain, d'un pronostic vital qu'elle soupçonne engagé. elle gît entre quatre murs, le froid de l'hiver glaçant ses membres jusqu'à l'os, confondant nuits et jours, incapable d'évaluer depuis combien de temps elle est captive. c'est la douleur foudroyante qui la sort de son semi-coma, celle qui lui tord le pubis et lui paralyse les hanches. c'est cette sensation de déchirure vaginale qui la pousse à trancher le silence de ses rugissements alertes, désespérés. elle arrive. bientôt il apparaît, en ombre floue dans l'embrasure de la porte. elle devine sa carrure et ses airs rustiques au travers du halo lumineux. l'odeur poivrée de son col lui donne la nausée, plus encore que les souvenirs de son corps lourdement posé sur le sien. le bourdonnement de ses tympans est si fort qu'elle l'entend à peine lui gronder de la fermer. finalement la stupeur prend possession de ses traits et elle en rirait presque, narquoise, jubilante. comment pouvait-il le deviner ? avec son corps de biche et son teint de pêche. ses courbes à peines arrondies qui ne trahissent en rien l'être se formant au creux de son ventre.
agenouillé entre ses cuisses, il l'aide. son visage anxieux est emprunt d'une douceur qui la transperce. y aurait-il un coeur derrière le monstre ?
il est malheureusement trop tard pour sa rédemption - ou peut-être portera-t-elle un nom.  
june perd connaissance au moment même où le poupon sort de son corps.
puis elle pousse son dernier souffle alors que son bébé inspire pour la première fois.

[ vega ] - elle est solaire cette gamine, les pulpeuses vaillamment retroussées et suintant la malice insouciante des années juvéniles. elle est lunaire dans ses fluctuations émotionnelles, céleste par ses songes étincelants d'une utopie rêveuse. elle est passionnée par ce qui l'entoure, curieuse du monde et de ses mystères. la môme s'interroge de tout et sur tout, mais ce qui la fascine ce sont les astres qu'elle parcourt en initiée. elle en connaît les nominations et les histoires, récite les mythes et en forge d'autres. de ses phalanges grêles elle les esquisse parfois en décalcomanie parfois de mémoire, mais toujours avec cette affection certaine de ce qui la captive. elle a construit son phare au fond de la grange et s'évade le corps enfoui sous la paille, les effluves de foin caressant ses narines. c'est une enfant de la campagne qui n'a connu que sur le tard les excès de la ville. seule au milieu de nul part, elle s'est suffit d'un rien pour développer son imaginaire.
elle a les traits séraphiques et le minois innocent, la gamine. elle partage la crinière fauve et les iris émeraudes de sa mère - foudroyant le palpitant pécheur de karl. du haut de son petit corps, elle paraît si fragile à courir à travers les champs, et pourtant. elle est rusée la môme qui s'extirpe de son lit pour observer le manteau nocturne, elle est obstinée, critique, brutale dans sa franchise ingénue. elle n'avait pas encore perdue toutes sa dentition déciduale quand elle lui a affirmé ne plus vouloir être prénommée kiddo. et c'est elle qui l'a choisi, ce patronyme qu'elle porte avec une douce fierté. vega, à l'égard de l'astre étincelant de la lyre.

[ karl ] - il est mystérieux karl avec sa barbe d'un mois et son tempérament grincheux. elle n'aura jamais réussi à dire ce qu'il était karl si ce n'est ce compagnon de vie, celui qui lui offre un toit pour s'abriter et des vêtements pour s'habiller,  qui apporte de quoi remplir le frigo quand il est vide, qui la dépose à quelques rues de l'école et qui l'aide à faire ses devoirs quand il en a le temps. il a l'apparence rustique et froide des hommes reclus mais il étonne par ses tentatives de tendresse - dans un remord tacite face à la mort de sa génitrice, il l'a bercé les nuits d'orage et réconforté dans ses sanglots. karl reste maladroit et soumis à ses démons intérieurs. sa colère gronde comme la tempête et c'est alors que vega sait quand elle doit retrouver sa place, terrée sous ses couvertures, à ignorer délibérément les atrocités sous ses pieds. parce que les marbrures de karl son remplies de ténèbres, il est soumis à ses élans de haine, ses pulsions perverses. addict de ses crimes, karl est un psychopathe qui porte deux facettes - le sombre qui se cache dans le froid de la cave et la lumière qui jaillie parfois de ses prunelles face au spectacle que lui prodigue son étoile.
je suis désolé et la sincérité aux bords des lèvres, karl lui est enlevé, menotté sauvagement par les officiers. les perles menaçant ses paupières elle aurait crié de le lui rendre si elle ne savait pas inconsciemment pourquoi. vega, elle en a passé des heures dans un mutisme volontaire, à attendre sagement assise sur une chaise qu'on les libère. elle a senti l'angoisse de karl envelopper la maisonnée, entendu ses pas grinçants sur le parquet du salon en ronde étourdissante. puis elle a encaissé, sans véritablement comprendre, leur départ précipité, leurs séjours toujours écourtés. ils ont parcourut les états-unis sans jamais s'attarder, constamment en mouvement parce qu'on est jamais assez prudent - qu'il lui avait dit. et vega, elle n'a jamais voulu saisir pourquoi ils devaient l'être, prudents. jusqu'à ce qu'elle ouvre enfin les yeux.

[ byrds ] - elle garde de karl des souvenirs joyeux - quand impatient il lui apprend à conduire, quand elle danse pour lui et lui soutire une bribe de sourire, quand il lui tend ce collier qu'il dit appartenir à sa mère, quand au volant il tourne le volume pour la laisser écouter ses musiques préférées, quand ensemble ils battent le pavé - et des plus sombres - quand il vient se glisser sous ses draps pour des caresses nocturnes, quand ses lippes sont enflammées et se perdent en fantaisie, quand il la somme de lui rendre ce petit service, quand en mal d'affection elle devient sa soumise, quand ce soir là elle brave l'interdit.
c'est le tambour irrégulier qui fait vibrer le mur qui l'attire jusqu'ici. pas feutrés, muscles bandés et oreilles déployées, elle s'aventure aux delà des frontières avec la conscience de marcher sur une pente glissante, un terrain dangereux où siègent tous ses interdits. elle remarque d'abord l'odeur âcre de l'urine, puis celle ferreuse de l'hémoglobine, découvre l'aménagement précaire d'une piaule avant de la voir elle, recroquevillée, terrifiée, qui se lève et la supplie de l'aider. mais sa vision n'est plus qu'une brume et son audition réduite à un bourdonnement assourdissant. vega étouffe un cri avant de s'enfuir, la lâcheté dégoulinante de ses paupières et le palpitant battant une chamade mortuaire. de ses mouvements précipités elle bourre son sac de l'essentiel, vide la planque de karl, subtilise ses liasses de billets verts et s'empare des clés du vieux truck. elle a les paumes tremblantes posées sur le volant et le souffle coupé par ses sanglots. sur ses rétines en flash se superposent les images passées, présentes, futures et ensemble forment un tout trop sinistre pour être réel. et ce sont celles de cette femme qui lui barrent la poitrine alors que, l'encéphale en ébullition, elle se bat entre deux émotions. déguerpir ou la secourir. le moteur s'enclenche et elle démarre en trombe sous les projecteurs de cette maison réveillée par le ronronnement d'une bagnole en fuite.
elle repense souvent à cette jeune femme, revoit ses prunelles claires dans la pénombre, entend en murmure ses supplications.
le remord tord boyaux, elle sait qu'elle n'a pas fait le bon choix.
préserver la bête au lieu de sauver la belle.
elle avait juste besoin de partir, de prendre son envol like a byrds.

[ nash ] - en direction de l'est, elle a conduit des heures sans s'arrêter. pendant des jours elle a enchaîné les routes rectilignes, les motels et les sachets de distributeur comme repas télé. elle a encaissé les regards de travers face à cette môme d'à peine vingt ans, seule et silencieuse. vega n'avait aucune idée de ce qu'elle faisait, d'où elle allait mais rien n'avait d'importance si ce n'est cette liberté acquise sur le tard. elle a mis du temps à assimiler son absence, à savourer ces instants délivrés de l'emprise de karl. et même si l'ombre de sa propre lâcheté est restée pour la hanter le soir, elle est parvenue à se débarrasser de ses idées noires.
c'est au détour d'un couloir qu'elle l'a croisé, nash la crinière au vent et les pulpeuses malicieuse. il avait tout du genre mauvais garçon - l'allure, les expressions, l'attitude. et c'est sans doute ce qu'il avait de plus attirant, cette noirceur qui la ramenait de façon malsaine à karl. nash l'a envoûté, avec ses prunelles sombres et son accent appuyé. elle, la gamine paumée, inexpérimentée, à qui il promettait de faire découvrir le monde. elle a retrouvé l'étincelle de ses sourires, la légèreté de son myocarde, en sa compagnie. et il lui a appris à vivre, à ne compter que sur soit-même, au dépend des autres. c'est nash qui l'a initié au vol, qui lui a fait connaître le plaisir du sexe consenti. elle s'est laissée fondre dans ses bras, porter par ses baisers braisés, enflammer par leurs corps à corps. elle lui a tout donné, sans la retenue et la prudence que karl avait eu tant mal à lui inculquer.
il lui a appris la duperie et elle s'est faite prendre au jeu.
un lit vide au réveil et sa sacoche pillée du liquide qui lui restait. seul effets de son passé, les clés du truck restées posées sur sa table de chevet et le collier de sa mère pendant autour de son cou.
plus une trace du passage de nash si ce n'est ce papier griffonné à l'envolée.
maintenant, tu comprendras.

[ hero ] - elle s'est retrouvée à boston sans savoir comment ni pourquoi, l'idée un peu folle que la grande ville lui tendrait les bras. et elle a vite déchanté, la môme campagnarde, quand les emmerdes se sont enchaînées. sans un sous en poche, ni logement attribué, c'est finalement le vieux truck qui l'a lâché. vega, trop attachée à ce souvenir du passé et pour le moins désespérée à l'idée de passer ses nuits à l'arrière d'une voiture garée en centre ville, n'a pu se résoudre à abandonné. le nez sous le capot d'une voiture laissée là, elle a joué les apprentis mécanos avec l'audace de prétendre pouvoir gérer la panne. et elle serait partie déchirée à l'idée de n'être pas même capable de sauver ça, si elle ne s'était pas fait prendre la main sur la voiture et les doigts trop sales pour démentir. elle a balbutié comme une idiote, vega, et lui n'a pas bronché. il est entrée dans sa caisse avec une nonchalance déconcertante et s'est tiré, sans un mot, juste un regard - rouge, mais pas de rage. et dans son avancée elle a vu, les fringues disposées en vrac sur la banquette arrière, les traces d'une vide confinée et elle a compris qu'il était comme elle.
hero semble ne rien avoir de ses éponymes protagonistes de bandes dessinées et pourtant il l'a sauvé. il lui a apporté la chaleur d'une compagnie quand la solitude se faisait mordante, il a comblé le vide de son plexus de ses étreintes maladroites. il lui a donné un but quand tout lui semblait vide d'intérêt. vega s'est attachée plus qu'elle ne l'aurait souhaité à cet homme abandonné de tous, délaissé par la vie. elle s'est retrouvée en lui quand tout les opposait. parce qu'il broyait du noir quand elle n'était que lumière. et dans ce désir de lui rendre la pareille, elle s'est mis en tête de le sauver à son tour. vega, elle est obstinée à vouloir le libérer de ses démons, à le relever dans sa chute addictive alors elle l'accompagne dans la sueur et les insomnies, dans les convulsions et les larmes. mais ce n'est jamais assez. elle s'accroche à lui comme à une bouée au milieu de la mer, elle se soumet à ses caprices parce qu'au fond elle sait que sans lui elle ne serait qu'une gamine perdue au milieu de la foule, recroquevillée dans une ruelle sombre à attendre que la faucheuse passe et la présente à la mort. et si elle hurle parfois pour expulser la douleur, elle reste. malgré l'enfer qui lui fait subir, elle reste. elle reste parce qu'il n'y a qu'avec lui qu'elle se sent la force de surmonter les nuits sans sommeils, les siestes glacées, l'estomac creux, le temps qui s'écoule, cette survie. et malgré tous ses défauts, il demeure la personne la plus importante dans sa misérable vie.
alors chaque jour elle se démène un peu plus pour deux.
et quand boston n'a plus rien à leur offrir, elle lui souffle de tirer les voiles dans l'espoir d'un ailleurs meilleur.
à newburry.


pseudo : cynthia. région : idf. connexions : le plus possible, généralement les weekend et après le boulot. commentaires :  :zizi:  :fitz: des pépites, jpp. crédits pinterest.

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MessageSujet: Re: wendy - kindappée   wendy - kindappée EmptyDim 21 Juil - 21:09

Vega Byrds
feat cailin russo

naissance : à l'aurore de la majorité et elle porte pourtant la maturité des responsabilités. elle a les années qui tracent les esquisses des affres sur ses traits plus tant juvéniles. vingt-et-unième année célébrée à l'arrière d'une caisse bien loin de cette bourgade irlandaise où elle est née - un nom à rallonge trop vite oublié - un sept septembre. elle n'en demande pas grand chose, vega, tant qu'elle est entourée.

origines, nationalités : un flou total sur les origines d'une conception, vega n'a jamais posé de questions. elle s'intéresse mais sait qu'il lui serait inutile d'insister. son existence est un mystère qu'elle s'évertue à perpétuer avec l'ardeur des utopistes. elle se figure mille histoires, en énonce la moitié aux plus curieux, mais reste cette gamine d'ici ou d'ailleurs, pourtant bien irlandaise, mais l'arbre nu dépourvu de branchages.

statut civil, orientation : elle ne connaît de l'amour que les écrits romantiques qui ont bercé les songes animés d'une gamine rêveuse. elle ne connaît que les tumultes composés de ces couples pour qui tout se termine bien. elle ne s'est jamais véritablement demandé ce qui l'attirait, si ce n'est le genre humain qui la touche. nourrit aux histoires hétérosexualisées elle n'a jamais cherché plus loin et pourtant elle retrouve cette beauté irréelle chez la femme qu'elle n'ose cueillir. hétérosexuelle par défaut, elle reste curieuse d'expériences qu'elle n'imagine qu'en songe. et vega, elle se demande alors parfois si c'est de l'amour qu'elle ressent quand son plexus la transperce, quand ses tripes se tordent à l'en faire mordre les draps. parce qu'elle n'y voit qu'une passion dévorante qui la déchire. et elle sait qu'il ne lui appartient pas, dans sa liberté précieuse de n'être à personne. et pourtant ... pourtant vega ne peut se soumettre à autre chose que son bien être, totalement dévouée à une cause que tous savent perdue. et alors qu'elle proteste contre son addiction, elle doit se rendre à l'évidence - hero est devenu sa propre héroïne

situation financière : €€€€, elle n'a jamais roulé sur l'or et s'est toujours contenté du peu que lui procurait karl. et elle s'est vite sentie pousser des ailes quand elle s'est envolée avec les économies de son faux paternel. puis elle a tout perdu. l'argent, le truck, il ne lui reste qu'un collier à la valeur sentimentale sans doute plus élevée que celle financière. mais elle ne dit rien vega, trop douce, trop sage pour se révolter. parce qu'elle sait que se sont ces choix qui l'ont mené jusqu'ici, ses choix qu'elle assume parce qu'ils ont le méritent de lui avoir rendu une forme de liberté sauvage. elle niera pas désirer vivre plus confortablement, mais ses rêves ne sont pas faits de palais et de prince, d'or et de diamants. non, vega ne souhaite que la tranquillité d'une existence paisible.

occupation :son intellect a été brimé par une éducation en dents de scie. elle était studieuse vega, curieuse de savoir et d'apprendre - mais la vie en a décidé autrement. pas d'étude pour les exilés, elle s'est rabaissée à subtiliser, dérober à l'envolée dans un instinct de survie développé au fil des années. elle a essuyé mille refus aux explications plus absurdes les unes que les autres - son âge, sa situation, son manque d'expérience. elle blâme la société de ne pas lui donner sa chance alors qu'elle s'acharne, vee, de tout son être à leur prodiguer ce qu'il a de mieux. pour elle, pour lui, pour eux.

régime alimentaire : elle a toujours mangé ce qu'on lui servait à table - ou ce qu'elle cuisinait avec ce qu'il se trouvait dans le réfrigérateur. pas difficile, elle picore de tout. et aujourd'hui, elle prend ce qu'elle trouve sans faire la difficile. c'est pas toujours sain - ça ne l'est d'ailleurs presque jamais - mais ça comble le creux qui fait gémir son estomac.

allergies : aucune allergie déclarée si ce n'est les incontournables éternuements le printemps arrivé. elle se mouche plus qu'à l'ordinaire mais rien de si inconfortable - elle sait qu'elle aurait pu tomber plus bas.

addictions : vega n'est pas une addict bien qu'elle ait une relation particulière avec les drogues du fait de la propre relation de hero avec l'héroïne. elle fume des culs de clopes, boit quand elle peu, se réserve parfois quelques billets sur ceux réserver à hero pour s'acheter une petite croquette de shit, mais elle n'est accroc à rien si ce n'est cette relation de dépendance affective qu'elle partage avec hero.

à dublin depuis : un an et demi qu'elle a élu, disons, domicile dans cette grande ville après des mois à vadrouiller seule à travers l'irlande et toutes ces années loin du tumulte de la ville.
untamed swallow / cynthia
vingt-cinq ans
france / idf
incontournable bazzart
personnage inventé

onetwo
affectueuse, angoissée, apaisante, appliquée, attentive, attentionnée, autonome, bienveillante, blessante, bornée, (généralement) calme, cassante, chaleureuse, compliquée, consciencieuse, cultivée, curieuse, débrouillarde, dévouée, éblouissante, égayante, émotive, empathique, énigmatique, indomptable, indulgente, intuitive, loyale, lunatique, naïve, naturelle, objective, observatrice, optimiste (dans la mesure du possible), ordonnée, persévérante, pétillante, protectrice, prudente, réfléchie, revêche, rêveuse, rusée, sensible, spontanée, subtile, susceptible, tempétueuse, utopiste.
Quel est votre comportement face aux obstacles de la vie ? Rencontrez-vous actuellement des difficultés ?
elle est gracile, le corps si frêle qu'il nous semble pouvoir lui briser les os rien qu'en lui assénant une pichenette. elle est douce, la voix calme et posée, les yeux biches pourtant fatigués. elle a tout de la gamine manipulable, de la fébrile qui se laisse abattre, portée par les déferlements de la vie. mais la vérité c'est que vega est louve, protectrice, fauve, féroce. elle est dotée d'une détermination qu'on ne lui soupçonne jamais. elle a conscience du monde qui l'entoure et même si elle patauge constamment dans cette marrées d'ennuis, elle maintient sa tête hors de l'eau par sa volonté de s'en sortir. des obstacles elle en a toujours connu - d'abord karl, puis nash et maintenant la rue avec hero. elle n'a jamais eu la chance de vivre dans la stabilité. les emmerdes chevillés au coeur, elle les cherche autant qu'elle les fuit, mais elle les combat toujours à coups de solution plus utopiques que rationnelles. le soucis est qu'elle a beau toujours chercher un moyen de s'en sortir, rien n'est jamais suffisant - et d'un problème solutionné en découle un second - elle pourrait couler sous les affres de son existences, mais non. vega reste ce brin de femme volontaire, acharné, cette gamine trop mature qui n'ira jamais se plaindre et qui préférera se sacrifier pour les autres plutôt que de chialer sur son sort qu'elle ne considère pas autant que celui des autres. dans ce duo bancal qu'elle forme depuis plus d'un an avec hero, c'est elle et elle seule qui maintient le navire et les préserve du naufrage. elle porte leur misère du bout de ses bras fuselés et les pulpeuses vaillamment retroussées balance le coeur battant que des jours meilleurs les attendent.
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un joli titre
ceci est une citation qui ne sert à rien

[ june ] - ses traits transpirent la terreur d'un avenir incertain, d'un pronostic vital qu'elle soupçonne engagé. elle gît entre quatre murs, le froid de l'hiver glaçant ses membres jusqu'à l'os, confondant nuits et jours, incapable d'évaluer depuis combien de temps elle est captive. c'est la douleur foudroyante qui la sort de son semi-coma, celle qui lui tord le pubis et lui paralyse les hanches. c'est cette sensation de déchirure vaginale qui la pousse à trancher le silence de ses rugissements alertes, désespérés. elle arrive. bientôt il apparaît, en ombre floue dans l'embrasure de la porte. elle devine sa carrure et ses airs rustiques au travers du halo lumineux. l'odeur poivrée de son col lui donne la nausée, plus encore que les souvenirs de son corps lourdement posé sur le sien. le bourdonnement de ses tympans est si fort qu'elle l'entend à peine lui gronder de la fermer. finalement la stupeur prend possession de ses traits et elle en rirait presque, narquoise, jubilante. comment pouvait-il le deviner ? avec son corps de biche et son teint de pêche. ses courbes à peines arrondies qui ne trahissent en rien l'être se formant au creux de son ventre.
agenouillé entre ses cuisses, il l'aide. son visage anxieux est emprunt d'une douceur qui la transperce. y aurait-il un coeur derrière le monstre ?
il est malheureusement trop tard pour sa rédemption - ou peut-être portera-t-elle un nom.
june perd connaissance au moment même où le poupon sort de son corps.
puis elle pousse son dernier souffle alors que son bébé inspire pour la première fois.

[ vega ] - elle est solaire cette gamine, les pulpeuses vaillamment retroussées et suintant la malice insouciante des années juvéniles. elle est lunaire dans ses fluctuations émotionnelles, céleste par ses songes étincelants d'une utopie rêveuse. elle est passionnée par ce qui l'entoure, curieuse du monde et de ses mystères. la môme s'interroge de tout et sur tout, mais ce qui la fascine ce sont les astres qu'elle parcourt en initiée. elle en connaît les nominations et les histoires, récite les mythes et en forge d'autres. de ses phalanges grêles elle les esquisse parfois en décalcomanie parfois de mémoire, mais toujours avec cette affection certaine de ce qui la captive. elle a construit son phare au fond de la grange et s'évade le corps enfoui sous la paille, les effluves de foin caressant ses narines. c'est une enfant de la campagne qui n'a connu que sur le tard les excès de la ville. seule au milieu de nul part, elle s'est suffit d'un rien pour développer son imaginaire.
elle a les traits séraphiques et le minois innocent, la gamine. elle partage la crinière fauve et les iris émeraudes de sa mère - foudroyant le palpitant pécheur de karl. du haut de son petit corps, elle paraît si fragile à courir à travers les champs, et pourtant. elle est rusée la môme qui s'extirpe de son lit pour observer le manteau nocturne, elle est obstinée, critique, brutale dans sa franchise ingénue. elle n'avait pas encore perdue toutes sa dentition déciduale quand elle lui a affirmé ne plus vouloir être prénommée kiddo. et c'est elle qui l'a choisi, ce patronyme qu'elle porte avec une douce fierté. vega, à l'égard de l'astre étincelant de la lyre.

[ karl ] - il est mystérieux karl avec sa barbe d'un mois et son tempérament grincheux. elle n'aura jamais réussi à dire ce qu'il était karl si ce n'est ce compagnon de vie, celui qui lui offre un toit pour s'abriter et des vêtements pour s'habiller,  qui apporte de quoi remplir le frigo quand il est vide, qui la dépose à quelques rues de l'école et qui l'aide à faire ses devoirs quand il en a le temps. il a l'apparence rustique et froide des hommes reclus mais il étonne par ses tentatives de tendresse - dans un remord tacite face à la mort de sa génitrice, il l'a bercé les nuits d'orage et réconforté dans ses sanglots. karl reste maladroit et soumis à ses démons intérieurs. sa colère gronde comme la tempête et c'est alors que vega sait quand elle doit retrouver sa place, terrée sous ses couvertures, à ignorer délibérément les atrocités sous ses pieds. parce que les marbrures de karl son remplies de ténèbres, il est soumis à ses élans de haine, ses pulsions perverses. addict de ses crimes, karl est un psychopathe qui porte deux facettes - le sombre qui se cache dans le froid de la cave et la lumière qui jaillie parfois de ses prunelles face au spectacle que lui prodigue son étoile.
je suis désolé et la sincérité aux bords des lèvres, karl lui est enlevé, menotté sauvagement par les officiers. les perles menaçant ses paupières elle aurait crié de le lui rendre si elle ne savait pas inconsciemment pourquoi. vega, elle en a passé des heures dans un mutisme volontaire, à attendre sagement assise sur une chaise qu'on les libère. elle a senti l'angoisse de karl envelopper la maisonnée, entendu ses pas grinçants sur le parquet du salon en ronde étourdissante. puis elle a encaissé, sans véritablement comprendre, leur départ précipité, leurs séjours toujours écourtés. ils ont parcourut l'irlande sans jamais s'attarder, constamment en mouvement parce qu'on est jamais assez prudent - qu'il lui avait dit. et vega, elle n'a jamais voulu saisir pourquoi ils devaient l'être, prudents. jusqu'à ce qu'elle ouvre enfin les yeux.

[ byrds ] - elle garde de karl des souvenirs joyeux - quand impatient il lui apprend à conduire, quand elle danse pour lui et lui soutire une bribe de sourire, quand il lui tend ce collier qu'il dit appartenir à sa mère, quand au volant il tourne le volume pour la laisser écouter ses musiques préférées, quand ensemble ils battent le pavé - et des plus sombres - quand il vient se glisser sous ses draps pour des caresses nocturnes, quand ses lippes sont enflammées et se perdent en fantaisie, quand il la somme de lui rendre ce petit service, quand en mal d'affection elle devient sa soumise, quand ce soir là elle brave l'interdit.
c'est le tambour irrégulier qui fait vibrer le mur qui l'attire jusqu'ici. pas feutrés, muscles bandés et oreilles déployées, elle s'aventure aux delà des frontières avec la conscience de marcher sur une pente glissante, un terrain dangereux où siègent tous ses interdits. elle remarque d'abord l'odeur âcre de l'urine, puis celle ferreuse de l'hémoglobine, découvre l'aménagement précaire d'une piaule avant de la voir elle, recroquevillée, terrifiée, qui se lève et la supplie de l'aider. mais sa vision n'est plus qu'une brume et son audition réduite à un bourdonnement assourdissant. vega étouffe un cri avant de s'enfuir, la lâcheté dégoulinante de ses paupières et le palpitant battant une chamade mortuaire. de ses mouvements précipités elle bourre son sac de l'essentiel, vide la planque de karl, subtilise ses liasses de billets verts et s'empare des clés du vieux truck. elle a les paumes tremblantes posées sur le volant et le souffle coupé par ses sanglots. sur ses rétines en flash se superposent les images passées, présentes, futures et ensemble forment un tout trop sinistre pour être réel. et ce sont celles de cette femme qui lui barrent la poitrine alors que, l'encéphale en ébullition, elle se bat entre deux émotions. déguerpir ou la secourir. le moteur s'enclenche et elle démarre en trombe sous les projecteurs de cette maison réveillée par le ronronnement d'une bagnole en fuite.
elle repense souvent à cette jeune femme, revoit ses prunelles claires dans la pénombre, entend en murmure ses supplications.
le remord tord boyaux, elle sait qu'elle n'a pas fait le bon choix.
préserver la bête au lieu de sauver la belle.
elle avait juste besoin de partir, de prendre son envol like a byrds.

[ nash ] - en direction de l'est, elle a conduit des heures sans s'arrêter. pendant des jours elle a enchaîné les routes rectilignes, les motels et les sachets de distributeur comme repas télé. elle a encaissé les regards de travers face à cette môme d'à peine vingt ans, seule et silencieuse. vega n'avait aucune idée de ce qu'elle faisait, d'où elle allait mais rien n'avait d'importance si ce n'est cette liberté acquise sur le tard. elle a mis du temps à assimiler son absence, à savourer ces instants délivrés de l'emprise de karl. et même si l'ombre de sa propre lâcheté est restée pour la hanter le soir, elle est parvenue à se débarrasser de ses idées noires.
c'est au détour d'un couloir qu'elle l'a croisé, nash la crinière au vent et les pulpeuses malicieuse. il avait tout du genre mauvais garçon - l'allure, les expressions, l'attitude. et c'est sans doute ce qu'il avait de plus attirant, cette noirceur qui la ramenait de façon malsaine à karl. nash l'a envoûté, avec ses prunelles sombres et son accent appuyé. elle, la gamine paumée, inexpérimentée, à qui il promettait de faire découvrir le monde. elle a retrouvé l'étincelle de ses sourires, la légèreté de son myocarde, en sa compagnie. et il lui a appris à vivre, à ne compter que sur soit-même, au dépend des autres. c'est nash qui l'a initié au vol, qui lui a fait connaître le plaisir du sexe consenti. elle s'est laissée fondre dans ses bras, porter par ses baisers braisés, enflammer par leurs corps à corps. elle lui a tout donné, sans la retenue et la prudence que karl avait eu tant mal à lui inculquer.
il lui a appris la duperie et elle s'est faite prendre au jeu.
un lit vide au réveil et sa sacoche pillée du liquide qui lui restait. seul effets de son passé, les clés du truck restées posées sur sa table de chevet et le collier de sa mère pendant autour de son cou.
plus une trace du passage de nash si ce n'est ce papier griffonné à l'envolée.
maintenant, tu comprendras.

[ hero ] - elle s'est retrouvée à dublin sans savoir comment ni pourquoi, l'idée un peu folle que la grande ville lui tendrait les bras. et elle a vite déchanté, la môme campagnarde, quand les emmerdes se sont enchaînées. sans un sous en poche, ni logement attribué, c'est finalement le vieux truck qui l'a lâché. vega, trop attachée à ce souvenir du passé et pour le moins désespérée à l'idée de passer ses nuits à l'arrière d'une voiture garée en centre ville, n'a pu se résoudre à abandonné. le nez sous le capot d'une voiture laissée là, elle a joué les apprentis mécanos avec l'audace de prétendre pouvoir gérer la panne. et elle serait partie déchirée à l'idée de n'être pas même capable de sauver ça, si elle ne s'était pas fait prendre la main sur la voiture et les doigts trop sales pour démentir. elle a balbutié comme une idiote, vega, et lui n'a pas bronché. il est entrée dans sa caisse avec une nonchalance déconcertante et s'est tiré, sans un mot, juste un regard - rouge, mais pas de rage. et dans son avancée elle a vu, les fringues disposées en vrac sur la banquette arrière, les traces d'une vide confinée et elle a compris qu'il était comme elle.
hero semble ne rien avoir de ses éponymes protagonistes de bandes dessinées et pourtant il l'a sauvé. il lui a apporté la chaleur d'une compagnie quand la solitude se faisait mordante, il a comblé le vide de son plexus de ses étreintes maladroites. il lui a donné un but quand tout lui semblait vide d'intérêt. vega s'est attachée plus qu'elle ne l'aurait souhaité à cet homme abandonné de tous, délaissé par la vie. elle s'est retrouvée en lui quand tout les opposait. parce qu'il broyait du noir quand elle n'était que lumière. et dans ce désir de lui rendre la pareille, elle s'est mis en tête de le sauver à son tour. vega, elle est obstinée à vouloir le libérer de ses démons, à le relever dans sa chute addictive alors elle l'accompagne dans la sueur et les insomnies, dans les convulsions et les larmes. mais ce n'est jamais assez. elle s'accroche à lui comme à une bouée au milieu de la mer, elle se soumet à ses caprices parce qu'au fond elle sait que sans lui elle ne serait qu'une gamine perdue au milieu de la foule, recroquevillée dans une ruelle sombre à attendre que la faucheuse passe et la présente à la mort. et si elle hurle parfois pour expulser la douleur, elle reste. malgré l'enfer qui lui fait subir, elle reste. elle reste parce qu'il n'y a qu'avec lui qu'elle se sent la force de surmonter les nuits sans sommeils, les siestes glacées, l'estomac creux, le temps qui s'écoule, cette survie. et malgré tous ses défauts, il demeure la personne la plus importante dans sa misérable vie.
alors chaque jour elle se démène un peu plus pour deux.


_________________

J'attends sous les néons le néant ou l'étincelle. qui remarque les fissures sur ces vitres perdues ? casse moi ou casse toi -- grand blanc, tendresse  

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