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 razvan iaeck - sattn

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Pilar Alonso
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Pilar Alonso

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Date d'inscription : 07/03/2015

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MessageSujet: razvan iaeck - sattn   razvan iaeck - sattn EmptyMer 27 Sep - 17:53

enfance
sa mère lui demande de se cacher et de ne sortir que si elle le lui dit, elle et personne d'autre. on tambourine à la porte. des cris de sa mère, des hommes. puis plus rien. jusqu'à ce que deux yeux se pointent devant lui dans le placard, mais l'ignore, affirme son absence pour éloigner l'autre homme. puis plus rien. au matin sort de sa cachette, tache de sang au sol, mais appartement vide. il fait sa petite vie innocemment comme si de rien n'était, grignote ce qu'il y a dans les placards, dort dans le lit de sa mère, jusqu'à ce que la police débarque. et le retrouve assis sagement devant la télévision. il reste muet pendant plusieurs jours, ne se remet à parler que face à une dame gentil qui se bat pour son placement en famille d'accueil, une bonne famille, mais le temps presse et il enchaîne les foyers, plus ou moins bons, jusqu'à se retrouver chez les xxx, couple infâme.
sa mère est portée disparue, on ne saura jamais si elle est morte ou non. elle avait des informations sur un gang (à voir CP ou capulet) qu'elle a eut en couchant avec plusieurs des membres dont un en particulier (le père de razvan qui n'est autre que la personne qui ne l'a pas dénoncé cette fameuse nuit, il l'ignore, mais dans son regard, il a su ou s'est douté).

cicatrice

cristal pistols

résumé
razvan -- vingt-sept ans -- crimson pistols
il a jamais bougé d'ici le gars, c'est un natif de night vale et il s'en est jamais sorti. il avait cinq ans quand sa mère a disparue. il prétend ne pas savoir pourquoi ni comment, mais c'est là quelque part, dans son subconscient. parce qu'en fermant les yeux il peut se rappeler cette nuit passée dans son placard, à entendre sa mère gueuler qu'elle les avait pas, qu'ils étaient pas ici, puis la sentir disparaître. elle était prudente pourtant sa mère, la petite indic des capulets. elle savait dans quoi elle s'engageait à aller fouiner dans les affaires des crimson pistols. cinq ans, le môme et il a vécu sagement pendant une semaine dans un appartement vide, avec une tâche de sang sur la moquette du salon. parce qu'il l'attendait le pauvre, sa mère. il a été retrouvé par les flics, en train de manger des céréales devant la télévision. et il a pas parlé pendant longtemps, parce que la voix de sa mère résonnait encore dans sa tête, cette dernière phrase qu'elle lui a dite : ne bouge pas, ne sort pas de là tant que je ne te l'ai pas dit, ne parle à personne, ça va bien se passer t'en fais pas. mais ça ne c'est pas bien passé. razvan il a été placé dans le circuit de l'adoption, parce qu'il connaissait pas l'identité de son père. faut dire que sa mère non plus même si elle avait des doutes. elle s'est tapé la moitié des crimson pistols, mais un en particulier alors y a de grand chance pour que ce soit lui, son père. (qui d'ailleurs l'a vu dans le placard la fameuse nuit de l'enlèvement de sa mère et ne l'a pas dénoncé aux autres pour une raison qui lui est propre, comme avoir senti une connexion dans son regard). razvan il a parlé pour la première fois à une dame, parce qu'elle était douce et qu'elle lui faisait penser à sa mère. elle s'est battue pour qu'il soit mis dans une bonne famille d'accueil mais finalement il a été ballotté de foyer en foyer avant de rester des années chez les xxx, des ingrats, profiteurs du système. c'est là qu'il a rencontré suki. ensemble, contre le monde, ils se sont dévorés, déchirés, ils se sont promis la terre tant qu'ils restaient ensemble, unis. puis elle s'est tiré, pour faire ses études. elle l'a abandonné à son sort et y a son coeur qu'a eu besoin de tant de sutures qu'il est parti en couille.
TOUTE UNE PARTIE A TROUVER SUR POURQUOI COMMENT.
membre des crimson pistols depuis plusieurs années, sa suki revient la bouche en coeur, mais les poings serrés. elle le déteste parce qu'il est devenu tout ce qu'ils haïssaient étant mômes, tout ce qu'ils se sont promis de ne pas devenir. et lui parce qu'elle est partie et ose le juger aujourd'hui. puis mademoiselle vole les CP, pour donner de l'argent à sa pauvre mère schizophrène. et elle est pas assez intelligente pour pas se faire gauler alors elle se doit de rendre l'argent en faisant le tapin pour eux. et razvan il est missionné de veiller sur elle, vérifier qu'elle bosse bien en leur nom et que la tune leur revient bien. et c'est dur pour lui parce que c'est un test sur sa fidélité aux CP, parce que c'est suki et quand bien même il la déteste y a toutes ces années ensemble qui restent gravés dans sa chair, y a l'odeur de sa peau et la sensation de la posséder qui restent gravés dans son coeur.
à côté de ça, y a ce type qui lui dit quelque chose. razvan il se souvient de ses yeux sombres perçant à travers la pénombre de la nuit, dans sa chambre d'enfant. il arrive pas bien à la remettre, mais y a ces cauchemars qui lui remémore le lieu où il l'a rencontré. il sait pas qui il est, mais il tente une approche, alors que lui a toujours veillé de loin sur razvan.

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MessageSujet: Re: razvan iaeck - sattn   razvan iaeck - sattn EmptyJeu 25 Juil - 22:49

name iaeck, dernier résidu de son existence, elle disparue, sans doute envolée, crevant dans les abysses de satan. nom d'emprunt ou véritable identité, c'est un mystère qu'on lui a pointé au nez, à ce gosse paumé, orphelin muet. qui es-tu petit ? personne, c'est sans doute là la vérité.
first name razvan, qui écorche les lèvres, sifflant sur les appendices linguales comme la vipère au poing. identité exotique d'une originalité banale dont il se moque avec outrance, razvan c'est le choix d'une mère, la marque ancestrale d'êtres qu'il n'aura pas connu. c'est cette étrangeté qu'on lui aura tamponné à la gueule, un rappel d'une ethnie insignifiante, la trace d'un régime loin des lumières flamboyantes de la haute.  
birth certificate ses papiers déguisés d'une date souvenir, sans réelle convenance. on ne sait pas, mais le gamin se souvient des gâteaux à la crème et des bougies le cinq novembre. mais c'est d'une importance désuète, une cérémonie laissée à l'abandon quand abandonné il a été de celle qu'il a pourtant toujours aimé, son unique repère dans cette cité trop vaste. night vale, seul décor de son existence. un voyage de l'ouest au sud, diagonale tranchante manifeste de sa dégringolade.
age vingt-sept années de noyade, à s'époumoner sous l'avalanche destructrice d'un destin amer. quatre années dans la peau de ce gosse fragile, innocent au coeur grand comme le monde, ses prunelles ouvertes à la lumière des jours scintillants, brillants sous la clarté d'une existence joviale. puis vingt-trois, à survivre, plus qu'à vivre, à se déchirer de l'intérieur, dans un combat perdu d'avance.
sex on fire une curiosité sans barrières, razvan mène une quête, celle de la découverte du second sexe, de cette gente mystérieuse qu'il pense connaître mais qui n'a de cesse de le surprendre. et il se niche au creux de leurs reins, s'étouffe à sucer leurs poitrines, parcourant leurs courbes démoniaques oeuvres de satan. ces femmes manipulatrices sous les charmes desquelles ils se sent maniable, faible, mais qu'il adule de la moindre parcelle de sa chair.
relationship status il use leurs reins, s'encre dans leur chair comme un suceur de sang, piétine l'âme et s'empare d'un myocarde qu'il s'empresse de déchiqueter. il consomme à outrance sans jamais se donner, se livrer, sans jamais délier ces chaînes cadenassés à son palpitant en panne. jamais seul et pourtant emprunt au vide, razvan n'a pas d'attrait pour l'amour et ne vit que des plaisirs de la chair, nourrissant ses besoins de mâle, dominant de sa stature ces corps fébriles de demoiselles soigneusement sélectionnées.  
job quotidien grisonnant comme la froideur du métal qu'il effleure de ses doigts bruts, razvan n'est pourtant que pantin soumis aux ordres d'hommes. être nomade, touche-à-tout dévoué, il succombe pourtant plus aisément aux trafics d'armes qui lui apporte cette confiance malsaine des hommes impuissants. trop longtemps resté dans l'ombre, faiblard face à l'autorité d'un couple violent, il jubile au contact des canons dans une assurance factice qu'il lui semble décupler la sienne, propre, masquée par tous ces artifices et ces hommes, un effet de groupe qui gonfle sa poitrine tel un gorille en cage près à donner des coups pour se libérer de cette mâle de fer et à en découdre avec les brigands, maudits êtres se plaçant en travers de son chemin.
money une haine nourrit par l'envie d'un gamin délaissé, qui n'a connu que les ténèbres d'un monde emprunt à la pauvreté. razvan n'a été qu'observateur d'un monde de richesse, rêvant de loin de rejoindre ces hommes qu'il déteste pourtant. des promesses de mômes balancées dans des élans utopistes, celles de s'évader de la prison sale dans laquelle il s'est forgé. razvan n'aspire plus, pessimiste notoire, il a abandonné tout cet espoir enfantin lié à son innocence envolée, saccagée par la dureté de la vie.
allegeance s'il a été ce gosse trop rêveur, remonté contre une ville menée d'une main de fer par ces brigands aux âmes noires de sang, razvan ne l'est plus. cette haine déversée sans relâche contre les gangs s'est effacée, laissant place à une redevance sincère et profonde. les crimson pistols devenus sa fratrie, le sang de la veine. razvan y a trouvé sa place, celle qu'il lui a toujours manqué dans un monde trop grand, étouffant pour un môme sans lien. ils sont devenus cette famille tant recherchée, ces êtres à qui il restera fidèle jurant même d'y laisser sa peau. encore gamin dans le milieu, son nid se forge à la vitesse de ses actes, prouesses méritantes signant son allégeance pour ces pairs. et d'une pensée commune, devenue presque machinale, cette haine qui empoisonne son myocarde n'a de proie que les autres, principalement les capulet. une histoire devenue conte qu'il prend en adage, mère de cette rancune qui le ferait vomir à la gueule de l'ennemi.

light & shadows agressif, animé, ardent, associable, audacieux, bagarreur, baratineur, blessant, borné, brute, calculateur, charismatique, compétiteur, consciencieux, désinvolte, dévoué, digne, discret, dominateur, égoïste, engagé, énigmatique, entreprenant, envieux, fataliste, grossier, hautain, humble, impliqué, imprudent, impulsif, inconstant, indomptable, instable, intègre, intelligent, intuitif, loyal, méfiant, mesquin, modeste, moqueur, moral, mystérieux, nuancé, observateur, orgueilleux, possessif, polyvalent, pragmatique, productif, provocateur, réfléchi, renfermé, révolté, rigide, rigoureux, rusé, sans gêne, sarcastique, séduisant, sérieux, serviable, solitaire, sombre, sournois, stratège, tempétueux, tenace, volontaire.
in the desert dusk la gueule écorchée, la balafre au visage, on y découvre les marques d'un rite dangereux, des preuves maladroites d'une fidélité imprudente. razvan, c'est sa chair qui a brûlé sous la vitesse des balles, le sang qui a coulé sous leur passage, droit sur sa joue gauche. le tunnel proche, la faucheuse taquine qui le nargue de loin sans jamais le prendre avec elle. cette cicatrice première des témoins de son appartenance aux crimson pistols, suivies de l'encre glissée dans sa chair, la rose noire de sang et le serpent sifflant sa menace.  
wildest dreams les rêves n'existent plus puisque l'utopiste a disparu. une ambition vaste et pourtant mince, celle de s'expandre, de gravir cette échelle sans se fracasser la gueule contre le bitume. mais razvan il voit plus les choses en grand, il a plus cette rage de vivre, ces idéaux pleins le crâne et il a pas la quête d'être à la tête de son gang. il a la servitude dan la peau tant qu'elle lui apporte cette satisfaction nécessaire à l'appétit de son égo.
fortress heart la peur naît de la conscience, de la souciance. traits aux abonnés absents de cet être passant pour l'homme. razvan n'a de peur que ce qui le hante, mais ne craint l'adversité ni la mort. il ne tremble plus sous des angoisses méprisables. la main reste ferme, les yeux durs et les lèvres ne dansent pas.  
playlist mon papa à moi est un gangster, stomy bugsy (lol)  

(innocence) gosse aux opales expansives, constamment aveuglé par les couleurs du monde. il est ce môme synonyme d'innocence, la main constamment dans sa poitrine à arracher son myocarde de ses entrailles et à te le servir sur un plateau en argent plaqué. razvan, il a ce don de ne voir que la beauté, que le bon, masquant le sombre par la lumière de son imaginaire. et par ses oeillères, ce taudis du sud est devenu une vaste demeure, centre chaleureux de son existence. il se berce de l'amour d'une mère, oubliant cette absence de figure paternelle tant les marques d'affections sont pures, sincères et fortes. il n'a besoin que d'un rien, ne cherche pas ce qu'ont les autres. il devine sa vie maigre en possibilités, mais la ravive par son enthousiasme dominant, générant surprises et aventures là où ne siège que routine et mésaventures. les yeux masqués dans un cache-cache insolant, il piège ces informations gênantes dans un subconscience à bout de souffle, submergé, qui menace de déborder et de déverser toute cette violence enfouie dans les entrailles de son âme. les hommes de passages dans la chambre de sa mère, laissant une traînée blanchâtre et des hurlements stridents sur leur chemin, nourrissent une jalousie malsaine du gamin. un complexe d’œdipe mal-assumé, quasi-consommé quand il rejoins les draps sales de sa génitrice, se mêlant aux odeurs des mâles, cherchant à dominer leur présence de la sienne, plus fébrile. razvan n'a qu'une femme dans sa vie, sa mère, qu'il désire posséder à lui seul, désireux de chasser ces autres, malveillants, malvenus. dans le lot on sait son géniteur, potentiel taulard, mafieux, looser aux yeux du môme qui n'a d'yeux que pour sa mère. et cet amour sans barrière chasse les traces d'une inquiétude grandissante sur son visage, l'obscurité qui assombri ses traits et les réveils nocturnes dans la crainte que ses cauchemars deviennent réalité. elle, qui ne vit qu'à moitié, dans les bras de son fils, et qui survit de l'autre, en ce monde de criminalité dans lequel elle a sauté les pieds joints, la tête la première.

(solitude) une promesse faite à la hâte quand les coups se heurtent à la porte de bois précaire, celle d'une mère qui ne laissera jamais sa progéniture. de sa cachette sombre, l'angoisse gelant son sang, razvan s'efforce de garder ses paupières closes alors que le son tranchant des hurlements paralyse la moindres fibres musculaires de son corps. les synapses en vrille, il lutte contre un trop plein d'informations sensorielles, préférant le bourdonnant assourdissant dans ses oreilles que les cris émanant du salon et venant tambouriner contre ses pavillons. deux opales sombres, scintillantes dans l'obscurité percent son âme et s'évapore comme un mirage. et la tempête laisse place à la froideur du silence, au vide de la solitude. disparue pour dernière trace cette tâche rougeâtre maculant le tapis défraîchi. razvan les attend, elle et sa promesse, des journées, des nuits, dans une routine réconfortante. ses oeillères plus importantes que jamais le détourne de l'aura de violence laissée dans l'atmosphère. gamin intelligent, razvan ne touche à rien, s'enterre dans ce train-train, certain qu'elle franchira cette porte. mais rien, rien d'autre qu'une solitude incertaine le temps d'une semaine. des heures à jouer le gamin paumé, début de l'expérience de sa vie. parce que cette solitude n'est rien en comparaison de celle, certaine, d'avoir été délaissée par son acolyte, sa génitrice, partenaire de vie, qui ne refera jamais surface. de cet abandon naît le début d'une haine, des ressentiments venus ternir son coeur pur de gamin innocent. et ses oeillères parties en fumée, le gosse perçoit enfin la monstruosité de la vie, celles des vivants et des morts. il se retrouve coincé sur terre où paradis et enfer se mêlent alors qu'il sait - et espère - qu'elle croupit en souffrance des les enfers brûlants de ses erreurs.

(ping pong) gamin qu'on pense autiste alors que ses lèvres restent closes. razvan trouve par le mutisme un réconfort satisfaisant à sa peine, son trouble. parce qu'il est submergé par ce flots de souvenirs, cette déferlante de preuves qu'il refoule avec ardeur dans un inconscient coléreux. son sur-moi en grève, tape du poing sur la table, prône une rébellion trop précoce pour un gosse de quatre ans. puis la rencontre de cette dame, aux prunelles dorées, chevelure étincelante d'un orange feu, délie sa langue dans une confiance inouïe, presque impensée, désespérée. tout en elle aspire la confiance et la bonté d'âme, elle dégage cette certitude qui cajole son coeur amoché. elle aussi lui promet monts et merveilles, mais la dictature du système sort les griffes et lui arrache le môme, un majeur à la gueule. razvan devient cet être sans grande importance, trop étrange pour être adopté, trop jeune pour certains foyers. alors on le ballotte de maison en maison, jamais trop prêt du nord, toujours à la frontière sud-ouest. on joue avec lui comme avec un chien, et c'est ce va-et-vient d'une balle qu'on envoie au loin et qui, d'une certaine manière, est ramenée sur la plage par les vagues gigantesques des organismes. il en a connu des familles, des foyers, jamais trop longtemps au même endroit, jamais assez pour donner sa confiance terrée en son fort intérieur, d'une flamme qui se meurt et qui ne se ravivera jamais. il n'a pas la notion de bonheur, mais le môme n'est pas heureux. il ne s'épanouie pas dans ce perpétuel changement, mais le malheur n'est pas, il viendra.

(obscur) représentants de satan sur terre, démons aux allures de trump des cités, déversant leur courroux sur de pauvres âmes en peines, ces gosses paumés, abandonnés des siens ou simplement arrachés à une vie de famille loin du rose. c'est ce couple de faux gauchistes, chasseurs de bonnes affaires, arnaqueurs des allocs, prêts à fournir une piaule à des mômes pour de l'argent, ces enfants poules aux oeufs d'or, qu'il négligent et torturent moralement dans un cercle de punitions insensées. ces crapules, sourires aux lèvres devant les caméras et fouet à la main dans les coulisses, toujours la gueule de travers et les mots qui piquent, les doigts qui claquent et le poing qui tapent.  source de malheur pour ce gosse d'ors et déjà écorché, tourmenté. razvan, il est devenu cette proie facile, celle qui bronche pas, qui encaisse. il les laisse déverser leur haine de l'injustice gouvernementale en nourrissant la sienne. parce qu'il découvre plus en profondeur la noirceur des Hommes, parce qu'il comprend que la lumière n'a plus de place à night vale, que les ténèbres surplombent la ville et possèdent les corps de ces habitants pantins.

(lumière) des semaines dans la solitude froide d'une chambre laissée à l'abandon, puis cette lumière scintillante, un ange tout aussi déchu que lui, qui prend place dans cette maison des tourments. petite gamine aux airs frêles de poupée, mais tempérament de feu qui enflamme les cellules de son myocarde endormi. scar, c'est celle qui l'a sorti de son coma, de cette hibernation protectrice dans laquelle il s'est plongé. par sa simple présence elle a fait renaître le phoenix de ses cendres, libérant l'homme caché derrière l'enfant apeuré. d'une bataille commune est née cette proximité charnelle, liant leurs corps et leurs langues dans l'adversité. scar est devenue cet allié contre le monde, cette seconde femme a se pointer dans sa pompe aortique et a y laissé son emprunte au fer rouge. ensemble, ils ont refait leur monde, l'ont désiré libre de cette malveillance qui plane d'une brume inquiétant sur leur cité. gamins aux idéaux d'utopistes, cette haine nourrit par la violence morale quotidienne ils l'ont déversé sur les gangs, sur le gouvernement, l'argent aux riches, les miettes aux pauvres. deux âmes révoltés, la moelle en ébullition et les nerfs à bout de souffle.  

(solitude 2.0.) deuxième claque, gifle phénoménale qui a fait vibrer son corps entier d'une onde de solitude, de désespoir. de nouveau ce gamin abandonné, razvan cri l'insolence de la vie, les embûches du destin. loin des yeux, loin du coeur, diatribe millénaire sur laquelle il pisse sans remord. scar, échappée de ces bas fonds, gît toujours dans son myocarde endolori. scar, des kilomètres plus loin, hante ses paupières closes de sa peau de carmin, l'odeur de sa chair et ses baisers feux. camé de son contact, accroc à sa présence, cette distance l'épuise, le ronge. razvan, seul de nouveau face à ses ténèbres, lutte contre la facilité des lâches, se bat contre ses démons conteurs d'inepties. et de ses muscles endoloris il chasse ces fantômes, sombres, ivrognes de sa confiance en ses capacités. scar, son catalyseur, envolé, razvan craque sous le poids du retranchement. et malgré des mois de faux-contacts, d'ombres d'une relation à distance, cette haine caractéristique de son âme, sort de son repli et s'attaque à la détentrice de son palpitant.

(sutures) le désir de se sortir de ce trou, de la suivra dans son combat contre le mal. une émancipation validée qui lui permet d'échapper à deux année de plus dans cette prison sociétaire. razvan saute à pieds joints dans la flaque de la vie adulte, mais ses bottes esquintées ne le protègent pas de cette éclaboussure de violence. abîmé il devient éreinté. razvan ne parvient pas à trouver l'acceptation des autres et de squatte en squatte il s'efforce de garder la tête haute, son visage hors de l'eau dans cette mer agitée qui ne cesse de le tester de cette envie constante de le noyer. night vale n'a pas de travail pour ce gamin aux compétences discrètes et à l'encéphale pauvre. parce qu'il n'est rien en comparaison de ces cerveaux qui prospèrent, comme scar quelque part. le manuel ne paye pas et ses mains s'usent sur le front. il le sait, sa place est ailleurs dans ce quelque part trop évident qu'il fuit comme la peste.

(roses) crimson pistols, sauveurs aux yeux du gosse. alors que cette cité ne semble rien avoir à lui offrir, razvan découvre cette vérité faussée par les rêves aveugles de deux mômes paumés. et s'opère ce changement d'avis, ce retour de veste, qui le pousse à s'orienter dans une direction qu'il s'était toujours refusé d'entrevoir. une allégeance nouvelle qui lui permet de trouver en l'unité une confiance plus prononcée en ses capacités. chez les crimson pistols, razvan n'est plus ce rien, il forme un tout, ensemble dans une unisson qui le brusque presque. c'est une situation nouvelle pour ce solitaire renommé. lui qui n'a jamais fait quoi que ce soit pour quelqu'un d'autre que lui (ou presque) se retrouve à poursuivre une cause, parfois floue, en compagnie de personnes comme lui. il retrouve une foi perdue il y a bien des années, en dieu, en la société et le monde, en lui surtout. il renaît, à nouveau, pour la troisième fois.  

(essence) ironie du sort sa condition de vie miséreuse lorsque l'on sait l'allégeance première de sa mère. elle petite fille du nord, les paillettes dans les veines, a troqué ses habits de lumières pour rejoindre l'obscurité du sud dans une ultime mission, suicide presque équivoque ☆ razvan entretient cette relation particulière avec les flammes. comme obnubilé par ses couleurs, sa clarté. pyromane en devenir, mal-assumé, il a constamment un zippo à la main qu'il s'amuse à clapper, perçant le silence ☆ des années que ce rêve hante ses nuits. mauvais sort de son esprit, lutte de son subconscient, ce sont les mirages d'une nuit oubliée qui sont diffusées sur ses paupières closes, tel un vieux film usé. cauchemar répétitif du spectre de ce gosse apeuré qu'il a été, la nuit de la disparition de sa mère, ces yeux sombres, animent ses songes ☆ idée saugrenue germée dans un esprit malsain, c'est la bête qui l'anime au crépuscule qui l'y a logé. une identité inconnue de ce paternel absent qui se pourrait être celle des ces deux opales perçantes. cet homme lâche, traître ayant tût son nom. père qui aurait troqué sa loyauté contre la vie de son fils ☆ ennemi de dieu dans ses années rebelles, razvan est un prêcheur assidu. croix au cou, il trouve en la chrétienté un bouc émissaire, car en son fort intérieur il ne peut aduler un homme qui s'amuse à prôner injustice et inégalité ☆

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